Usée par un monde qu'on ne comprends plus, qu'on a jamais compris, mais qu'il continue à tourner encore, à tourner toujours plus, à faire tourner la tête à nos âmes perdues, à nos c½urs qui appellent et hurlent au secours, mais non y a plus de ciel, et non, y a plus d'amour. Il y a plus que des troupeaux, des vendus, des vautours, des vendeurs de merveilles et des joueurs de tambours.
Usée par l'avenir, usée par un meilleur qui ressemble au pire. Et oui, ça fait mal au coeur ! Usée par l'ironie qui tuera ma jeunesse. Usée par la comédie, usée par les promesses. Usée par la folie, usée par le dégoût, usée d'être incomprise, de marcher à genou. Usée par l'usure, usée par les regrets d'avoir fui l'aventure, d'avoir fui la beauté. Te voilà qui revient, te voilà toi mon frère qui me dit prends ma main, marchons vers la lumière.
Et le coeur plein d'espoir, et le coeur infini, on oublie qu'il fait noir, alors enfin on vit. Et loin de leur tambours, et loin de l'inhumain, on redevient fou à chaque matin. Un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain, un jour d'humanité, un jour de gloire. & Un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain, un jour d'humanité, un jour d'humain.
