Je marche dans les villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Je marche sous des cieux qui me rappellent un peu la couleur de ta flamme. Moi, je fuyais l'amour parce que j'avais trop peur, oui, trop peur d'en mourir. Mais à trop fuir l'amour, c'est l'amour qui nous meurt avant que de nous fuir. Je t'attends sur le banc comme on attend la mort en espérant la vie. Je t'attends comme on attend voir pointer le jour quand il n'est que la nuit. Toi, tu dois faire du beau sur des chemins où moi, où moi je ne suis pas. Et moi, je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça.Et la nuit moi, j'ai peur, oui, la nuit moi j'ai peur, moi, j'ai peur d'en mourir. Et quand moi, j'ai pas peur, c'est mon coeur qui a peur, qui a peur de te revoir partir. Moi, j'ai froid dans la nuit quand toi tu n'es pas là, dans la nuit moi j'ai froid. Quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est un autre que toi, quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est l'ombre de toi.

Je marche dans les villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien. Je marche sous des cieux qui me rappellent un peu la couleur de ta flamme. Moi, je fuyais l'amour parce que j'avais trop peur, oui, trop peur d'en mourir. Mais à trop fuir l'amour, c'est l'amour qui nous meurt avant que de nous fuir. Je t'attends sur le banc comme on attend la mort en espérant la vie. Je t'attends comme on attend voir pointer le jour quand il n'est que la nuit. Toi, tu dois faire du beau sur des chemins où moi, où moi je ne suis pas. Et moi, je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça.Et la nuit moi, j'ai peur, oui, la nuit moi j'ai peur, moi, j'ai peur d'en mourir. Et quand moi, j'ai pas peur, c'est mon coeur qui a peur, qui a peur de te revoir partir. Moi, j'ai froid dans la nuit quand toi tu n'es pas là, dans la nuit moi j'ai froid. Quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est un autre que toi, quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est l'ombre de toi.







Usée par les hommes, par le bruit qui rend fou. Usée par la vie, par les hurlements. Usée par le silence, usée par le vent, usée par l'oubli. On oublie pourtant, qu'un jour on s'est aimé, qu'un jour on a vécu. Que la vie est passée, que le passé n'est plus. Qu'un jour on s'est aimé, que ce jour n'est plus qu'une postérité noyée dans l'inconnu.
Usée par un monde qu'on ne comprends plus, qu'on a jamais compris, mais qu'il continue à tourner encore, à tourner toujours plus, à faire tourner la tête à nos âmes perdues, à nos c½urs qui appellent et hurlent au secours, mais non y a plus de ciel, et non, y a plus d'amour. Il y a plus que des troupeaux, des vendus, des vautours, des vendeurs de merveilles et des joueurs de tambours.
Usée par l'avenir, usée par un meilleur qui ressemble au pire. Et oui, ça fait mal au coeur ! Usée par l'ironie qui tuera ma jeunesse. Usée par la comédie, usée par les promesses. Usée par la folie, usée par le dégoût, usée d'être incomprise, de marcher à genou. Usée par l'usure, usée par les regrets d'avoir fui l'aventure, d'avoir fui la beauté. Te voilà qui revient, te voilà toi mon frère qui me dit prends ma main, marchons vers la lumière.
Et le coeur plein d'espoir, et le coeur infini, on oublie qu'il fait noir, alors enfin on vit. Et loin de leur tambours, et loin de l'inhumain, on redevient fou à chaque matin. Un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain, un jour d'humanité, un jour de gloire. & Un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain, un jour d'humanité, un jour d'humain.










# Posté le lundi 18 mai 2009 06:10

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 17:01